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Jean-Jacques Rousseau et La Tourette.

 

Les deux hommes se connaissaient fort bien et partageaient l'intérêt de la botanique. Jean-Jacques Rousseau allait systématiquement passer du temps avec La Tourette entre autre dans son hôtel rue de Boissac.


 

Jean-Jacques Rousseau fit plusieurs séjours à Lyon en 1731, 1732, 1735 dans lesquels rousseau âgé seulement de 19 à 23 ans ne pouvait nouer de relations intimes.

Le premier contact de Rousseau avec la famille de marc Antoine Louis était sa rencontre avec sa mère,  Madame de Fleurieu (née Agathe de Dortans et de Pusignans) en 1740 ou 1741, Rousseau écrivit quelques vers à son sujet:

 

C'est en 1768 que l'amitié entre J-J Rousseau et Marc Antoine Louis de La Tourrette est née, lors de son premier séjour du 18 Juin au 6 Juillet, après son départ du château  de Trie.  Musset-Pathay nous apprend que Rousseau fit plusieurs observations d'herborisations avec l'Abbé Rozier et La Tourette. C'est encore à ce séjour de 1768, que se rapporte l'histoire suivante d'un portrait de Rousseau, qui montre combien étaient intimes ses relations avec La Tourette, la voici d'après Dumas:

"Monsieur de La tourrette avait profité de ses relations intimes avec Jean-JAcques, pour se procurer son portrait. C'est dit-on, le plus ressemblant de tous ceux qui ont été faits. Il existait dans le cabinet de M J-J de Fleurieu, et cet ami des arts aurait permis avec plaisir qu'il fut lithographié. Derrière ce portrait, m de La Tourette a écrit ces mots: "Ce profil de J.-J. Rousseau, en bas relief, a été modelé dans mon antichambre, d'après lui, par M Rosset de Saint-Claude, pendant que je montrais à Rousseau mon herbier dans mon cabinet. M Rosset, supposé élève en botanique, apportait les porte-feuilles, sortait et rentrait continuellement pour saisir à son insu les traits de son visage. J'avouai ensuite à Jean-Jacques cette petite supercherie; il parut m'en savoir gré et trouvera le bas relief très bien. m Rosset me pria de lui en laisser faire quelques copies qui sont répandues dans Lyon. mais c'est ici l'original, modelé en 1768, la même année où j'allai avec Jean-Jacques herboriser à la Grande - Chartreuse: voyage dont il fait mention dans une de ses lettres".

Ces relations se poursuivaient les années suivantes soit par lettre, soir à l'occasion d'un nouveau séjour fait par J.-J. Rousseau à Lyon, en 1770. il c'était décidé en 1768 (août), à s'installer à Bourgoin, puis en février 1769, près de cette ville, à Monquin, propriété du marquis de Cézargues, située sur le territoire de Maubec. En 1770, vers la fin du mois de mars, Rousseau quittait définitivement Monquin et venait habiter à Lyon, où il restait jusqu'a son départ pour Paris, qui eut lieu à la fin du mois de juin.

On trouve dans Dumas (op.cit., p. 90-94), et dans Musset-Pathay d'intéressants détails sur les relations que rousseau eut alors avec le président de Fleurieu, La Tourette, l'Abbé Rozier, etc. En voici une partie:

"Rousseau n'était pas d'un caractère à entretenir des relations avec l'académie; mais il en eut beaucoup avec plusieurs Académiciens, tels que MM. de Fleurieu, l'abbé Rozier, La Tourette et Bordes. Il se lia d'amitié avec le musicien Horace Coignet, auteur de la musique de Pygmalion. Coignet composa en très peu de temps, sous les yeux de Rousseau, les accompagnements de cette scène lyrique, que M. de la Verpillère, prévôt des Marchands, fit exécuter, pour la première fois, sur un petit théâtre qu'il avait fait construire à l'Hôtel de ville. Mme de Fleurieu remplissait le rôle de Galathée. Quelque temps après, Rousseau écrivait à M de La Tourette que jamais le souvenir de sa première Galathée ne lui laissait le désir d'en voir une autre. Après la mort d'Horace Coignet on a imprimé un récit du séjour de Jean-Jacques Rousseau à Lyon, qui contient quelques particularités de nature à intéresser à cause du grand écrivain qui en est l'objet; on trouve dans les oeuvres de Rousseau neuf lettres qu'il écrivit à M de La Tourette relativement à la botanique."

Rousseau n'a jamais vraiment su convaincre Marc-Antoine de ses idées "lumineuses", Rousseau y fit la remarque à Marc Antoine un jour: "Que n'êtes vous des nôtres!"

 


Voici deux des neuf lettres retrouvées dans la correspondance de JJ Rousseau et de la Tourette.

 

 

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