Histoire d'Henri de FLEURIEU et Robert de FLEURIEU
Propos rapportés par Germaine de FLEURIEU
Le Comte Henri de FLEURIEU avait été un élégant du second Empire, aimant beaucoup les beaux chevaux les grandes demeures, la bonne chère et les gens d'esprit.
Il avait épousé Marie MARCIE Marguerite de CARBONNIER de MARZAC, qui lui avait apporté en dot le château et la terre de MARZAC, environ 1000 hectares en Périgord.
A MARZAC, Henri de FLEURIEU avait coutume e tenir table ouverte pour tous ceux qui formaient sa petite cour d'amuseurs.
Entr'autres, il aimait bien Gustave NADAUD, le chansonnier des "Deux gendarmes" qui écrivit à MARZAC et sur MARZAC quelques unes de ses chansons.
A PARIS, les FLEURIEU habitaient à NEUILLY un bel hôtel avec un grand jardin et de vastes écuries.
Henri attelait à 4 et menait la vie à grandes guides. Il était charmant, bel esprit, insouciant, et ne savait pas compter quand il avait dépensé son année de revenus, son homme d'affaires qui avait l'ordre de ne jamais lui parler argent disait seulement "Monsieur le Comte, je pense qu'il serait temps de repartir pour MARZAC" ce qui sous-entendait: "faire des économies."
Il avait perdu sa femme, douce, raisonnable bienveillante, quand la petite blanche n'avait que 5 ans. Auprès de ce père si charmant causeur, mais si peu prévoyant, Robert se sentit très vite une responsabilité de chef de famille.
Robert avait fait chez les jésuites de la rue de Madrid, de très bonnes études, terminées par un Doctorat en Droit. Né en 1866 il appartenait à une génération où les jeunes gens n'avaient pas souvent le courage de travailler quand leur situation de fortune ne les obligeaient pas.
Inscrit au Barreau de PARIS, Robert n'y plaida jamais trouvant que l'administration de Marzac était son devoir d'Etat.
A 29 ans, ayant sagement réformé la maison de son père où les dépenses et es abus menaçaient dangereusement le patrimoine, il pensa à se marier et c'est alors qu'on le présenta à Marie-Thérèse DOYON.
Marie-Thérèse DOYON a toujours raconté à sa fille Germaine qu'elle avait trouvé ce prétendant un peu cérémonieux, un peu timide et que la seule privauté qu'il s'était permise avant ses fiançailles avait été de lui prendre la main dans l'escalier du clocher de la Cathédrale de Cologne, et de lui dire qu'il l'aimait beaucoup.
Il sut le lui prouver quand il fut son mari pour leur bonheur à tous les deux.
Mais pourquoi la Cathédrale de Cologne dans l'histoire de la famille? C'est que M. et Mme de GAILHARD (mère et beau-père de Marie -Thérèse DOYON) voulaient bien connaître le caractère du fiancé possible, et avaient décidé qu'un voyage en était le meilleur révélateur.
On avait donc descendu le Rhin en bateau, s'arrêtant dans les sites ou les villes pour les visiter.
En 1895, le jour du mariage de Robert et de M.T en sortant de la Cathédrale de VALENCE, il soufflait un fameux mistral qui taquinait le voile de la mariée, mais le lendemain, c'était l'Italie et un voyage de noce très ensoleillé, après quoi la vie se partage entre l'hôtel du Boulevard MAILLOT à PARIS et MARZAC.
Pierre de FLEURIEU arriva très vite en 1896, un ravissant bébé blond aux yeux bleus, et maman ne fut pas enchantée que s'annonce si tôt après lui, une fille, petit pruneau sec, qu'on appela Germaine, parce que Sainte Germaine de PIBRAC était vénérée en Aquitaine et que les PIBRAC étaient de charmants cousins.
Marie-Thérèse de FLEURIEU n'eut pas des jours très heureux pour ses débuts à MARZAC. Son rôle était difficile parce que son beau-père y vivait avec ses deux enfants non mariés, Alphonse et Blanche.
Il fallait réprimer bien des gaspillages, bien du laisser-aller, ce qui n'était du goût de personne.
Mais le temps est galant-homme dit-on, Blanche se maria et Henri de FLEURIEU mourut. Robert et Marie-Thérèse de FLEURIEU vécurent, enfin seuls à leur guise.
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